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Récipiendaires des subventions de projets collaboratifs RARE.Qc 2026-2027

8 juillet 2026  |  

PROJET 1

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Le Réseau pour avancer la recherche sur les maladies rares (RARE.Qc) est fier d’annoncer l’octroi d’une subvention de recherche de 50 000$ à une équipe multidisciplinaire de l’Institut-hôpital neurologique de Montréal (Le Neuro) et de l’Université de Sherbrooke, visant à mieux comprendre l’implication des cellules gliales dans le syndrome tremblement-ataxie lié à une prémutation de l’X fragile (FXTAS).

Le projet financé : Modélisation du dysfonctionnement glial dans le syndrome tremblement-ataxie lié à une prémutation de l’X fragile à l’aide de cellules souches pluripotentes induites (iPSC) dérivées de patients.

Chercheuse principale : Dr. Roberta La Piana, Professeure agrégée, Département de neurologie et neurochirurgie, Institut-hôpital neurologique de Montréal (Le Neuro), Université McGill

  • Dr. Roberta La Piana a complété un doctorat en médecine et une spécialisation en neuropédiatrie à l’Université de Pavie, avant de poursuivre une formation postdoctorale en neuroradiologie à l’institut-hôpital neurologique de Montréal, puis un doctorat en neurosciences à l’Université McGill. Spécialiste reconnue des maladies génétiques de la substance blanche, elle dirige un programme de recherche sur ces pathologies et assure, grâce à son vaste réseau de collaborateurs cliniques, l’accès à une cohorte croissante de patients atteints de FXTAS, ainsi qu’à leur phénotypage clinique, radiologique et génomique approfondi.

Co-chercheuse: Dr. Karine Choquet, Professeure adjointe, Département de biochimie et de génomique fonctionnelle, Université de Sherbrooke

  • Pre Karine Choquet a obtenu un doctorat en génétique humaine à l’Université McGill, suivi d’un stage postdoctoral à la Harvard Medical School dans le laboratoire de la Pre Stirling Churchman. Boursière FRQS Chercheure boursière Junior 1, elle apporte au projet une expertise de pointe en séquençage par nanopores à longues lectures d’ARN, essentielle pour caractériser les isoformes anormales de l’ARNm de FMR1 impliquées dans la pathophysiologie du FXTAS. Ce projet marque le début d’une nouvelle collaboration entre son laboratoire, récemment établi à Sherbrooke, et les équipes du Neuro.

Co-chercheur: Dr. Thomas Durcan, Professeur agrégé, directeur de l’Unité de découverte précoce de médicaments (EDDU), Institut-hôpital neurologique de Montréal (Le Neuro)

  • Dr. Thomas Durcan dirige l’EDDU, une plateforme de pointe en dérivation et caractérisation de cellules neuronales et gliales issues de cellules souches pluripotentes induites (iPSC). Son équipe apportera au projet son savoir-faire dans la génération de lignées d’oligodendrocytes et d’astrocytes à partir de cellules de patients atteints de FXTAS, permettant d’étudier directement l’impact de la prémutation FMR1 sur le développement et la fonction des cellules gliales.
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Le projet sera mené par Abbe Lai, étudiante au doctorat sous la direction de la Dre La Piana, au sein de l’EDDU.

Cette subvention permettra à l’équipe d’étendre son approche à une deuxième lignée cellulaire dérivée d’un patient porteur de la prémutation FMR1, ainsi qu’à sa lignée isogénique contrôle, en s’appuyant sur les protocoles déjà établis et validés sur une première lignée. Le projet vise à déterminer si les anomalies observées chez les oligodendrocytes et les astrocytes reflètent les atteintes de la substance blanche observées en imagerie cérébrale chez les personnes atteintes de FXTAS — une maladie encore trop souvent sous-diagnostiquée, en particulier chez les femmes.  Fidèle à la mission de science ouverte du Neuro, les lignées cellulaires et protocoles développés dans le cadre de ce projet seront rendus librement accessibles à la communauté scientifique.


Ce financement témoigne de l’excellence et de l’engagement exceptionnels de cette équipe de recherche. Sa réalisation est rendue possible grâce au soutien du Fonds de recherche du Québec – secteur santé. Au nom de toute la communauté des maladies rares, félicitations à l’équipe!

PROJET 2

Infographie_Laureats_Subvention-RARE-Qc_2026-McGraw

Le Réseau pour avancer la recherche sur les maladies rares (RARE.Qc) est fier d’annoncer l’octroi d’une subvention de recherche de 50 000$ à une équipe multidisciplinaire du CHU de Québec-Université Laval et du CHU Sainte-Justine (Université de Montréal), visant à mieux comprendre le dysfonctionnement neuromusculaire associé au syndrome de Tatton-Brown-Rahman (TBRS).

Le projet financé : Modélisation du dysfonctionnement neuromusculaire associé au syndrome de Tatton-Brown-Rahman à l’aide d’organoïdes dérivés de patients.

Chercheur principal : Dr. Serge McGraw, Professeur titulaire, Département d’obstétrique-gynécologie, Université de Montréal, chercheur au Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine

  • Dr. Serge McGraw a complété un doctorat en biologie de la reproduction à l’Université Laval, suivi d’un stage postdoctoral en épigénétique à l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill. Il dirige aujourd’hui le Laboratoire d’épigénétique développementale au Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine, où ses travaux portent sur les conséquences développementales des perturbations épigénétiques survenant lors de l’embryogenèse précoce, notamment celles impliquant le gène DNMT3A dans le syndrome de Tatton-Brown-Rahman. Chercheur-boursier senior des Fonds de recherche du Québec – Santé (FRQS), il combine modèles de cellules souches (embryonnaires murines et iPSC de patients) et approches multi-omiques pour comprendre comment les erreurs épigénétiques précoces mènent à des troubles développementaux. Son expertise en biologie du développement, en modélisation par cellules souches et en régulation épigénétique guidera l’ensemble du projet, incluant la génération des organoïdes iPSC et l’interprétation des mécanismes DNMT3A-dépendants à l’origine des atteintes neuromusculaires.

Co-chercheur: Dr. Thomas Dupas, stagiaire postdoctoral, laboratoire du Dr Serge McGraw, Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine

  • Dr. Thomas Dupas a complété son doctorat à Nantes Université, au sein de l’unité de recherche de l’Institut du Thorax, avant de se joindre au laboratoire du Dr McGraw à titre de stagiaire postdoctoral. Ses travaux portent notamment sur la compréhension du rôle des ADN méthyltransférases DNMT3A et DNMT3B au cours du développement humain précoce. Dans le cadre de ce projet, il assurera la mise en œuvre quotidienne de la plateforme d’organoïdes neuromusculosquelettiques. Il contribuera également à la formation des étudiants impliqués dans le projet.

Co-chercheur: Dr. Vincent Picher-Martel, Professeur médecin adjoint sous octroi, Département de médecine, Université Laval, chercheur-clinicien à l’Axe Neurosciences du Centre de recherche du CHU de Québec–Université Laval

  • Dr. Vincent Picher-Martel a complété sa formation en neurologie avant de poursuivre un stage de recherche postdoctorale en maladies neuromusculaires à la Harvard Medical School et au Massachusetts General Hospital. Boursier FRQS Clinicien-chercheur Junior 1, il dirige depuis 2024 sa propre équipe de recherche au Centre de recherche du CHU de Québec–Université Laval. Ses travaux portent sur le développement de thérapies ciblant les gènes pour la dystrophie musculaire oculopharyngée ainsi que sur l’identification de modulateurs génétiques de l’autophagie dans la sclérose latérale amyotrophique. Son expertise clinique en médecine neuromusculaire et son expérience avec les modèles cellulaires dérivés de cellules souches pluripotentes induites (iPSC) appliqués aux maladies musculaires rares lui permettront de définir et d’interpréter les phénotypes neuromusculaires pertinents pour le TBRS, notamment ceux liés à l’hypotonie et au dysfonctionnement moteur, tout en renforçant la portée translationnelle du projet.
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Le TBRS est une maladie rare causée par des mutations perte-de-fonction du gène DNMT3A, entraînant croissance excessive, déficience intellectuelle et atteintes musculosquelettiques. Grâce à cette subvention, l’équipe développera des organoïdes neuromusculosquelettiques en 3D à partir de lignées iPSC de patients, recréant au sein d’une même structure des compartiments neuronal, musculaire et squelettique, afin de comprendre comment les mutations de DNMT3A perturbent le développement des circuits neuromusculaires et si le rétablissement de son expression peut corriger ces anomalies. Ce projet représente la première application au Canada de cette approche pour modéliser une maladie épigénétique rare.

Ce financement témoigne de l’excellence et de l’engagement exceptionnels de cette équipe de recherche. Sa réalisation est rendue possible grâce au soutien du Fonds de recherche du Québec – secteur santé. Au nom de toute la communauté des maladies rares, félicitations à l’équipe! 

 

POUR PLUS D’INFORMATION, CONTACTEZ:
Christine Yergeau, Gestionnaire du réseau RARE.Qc
christine.yergeau@rimuhc.ca
info@rare.quebec